Thème Je

Essai fiction documentaire 1h15mn
Un film de Françoise Romand en compétition au Festival de films de femmes de Créteil du 12 au 21 mars 2004


Déclinaisons du Je aux accents de provocation pour une pensée politicly incorrecte et résolument injustifiée.
Un film sur le réel fantasmé ou le fantasme devenu réel.
LE film que je ne pensais pas un jour oser faire.
Loin d’une narration où tout est dit et/ou montré, il renvoie à nos propres malaises et balbutiements que j’ai tenté d’affronter pour moi-même. Questionnement sur ses propres choix de vie indissociables de sa créativité : comment ses fil(m)s dé-roulent et décousent l’histoire personnelle et universelle.
A quoi ai-je envie d’être confrontée ? un film qui me dérange et grince plutôt que de chercher la satisfaction-confirmation de ce qui est le bien-pensant.
C’est la démarche qui me motive dans les films que je vais voir, les films imprévisibles qui prennent le risque d’être raté, des films qui interrogent leur forme en même temps que leur sens.
Un film indiscret et qui se demande de "quelle place a-t’on le droit d’être indiscret" ?
Le film en construction a eu un tournant cinématographique et en celà il est passé du film de famille à usage interne à un film à usage « externe ».
C’est visible dans le déroulement du montage qui introduit au début des plans en 4/3 avant de se fixer en 16/9.
Le point de départ de ce film c’est une cassette commencée avec ma mère l’été 1999 et des plans de moi, amoureuse, devant un miroir à Paris, avant mon départ pour un an aux USA pour enseigner à Harvard.
Trois mois plus tard à Boston David Larcher a terminé cette cassette sans savoir ce qu’il y avait dessus en se filmant comme moi devant un miroir.
Ce parfait parallèle, nous nous étions filmés chacun seul dans une chambre devant des miroirs dans le même état, évoque le reflet de l’âme qui tente de se cerner pour mieux aborder l’inconnu que représente l’autre.
C’est une recherche comme un essai en littérature, un travail à la première personne qui explore la représentation aux frontières cinématographiques.


The Camera I

Declensions of "I" with accents of provocation in view of politically
incorrect and resolutely unjustified thinking.
A film about fantasised reality.
The film I never thought I would dare to make.
At opposite poles from a narrative where everything is said and/or shown,
the film is about our daily discontents and babblings, which I have tried to confront for myself. How we question our life choices, that are so much a part of our creativity, how a film unfolds both a personal and a universel history.
A film which bothers me, and which grates on the spectator instead seeking
the satisfaction-confirmation of liberal ideas.
This is the quality I look for in the films I go to see, unpredictable films which face the risk of failure, films that question their form as well as their meaning.
Mine is an indiscreet film which wants to know where we have to stand to
have the right to be indiscreet.
As it grew, the home movie became a public film, a history which is evident
in the film itself, since some sequences were not shot in 16/9.
At the origine of the film was a tape containing materiel I shot with my mother during the summer of 1999 and shots of myself in love standing before a mirror in Paris before moving to the US for one year to be a teacher at Harvard.
Three months later in Boston, David Larcher finished my tape not knowing what was on it with shots of him self standing in front of a mirror.
This perfect parallèle evokes the way a soul tries to understand itself the better to deal with that unknown quantity, the Other.
I think of it as something like a literary essay, a first person exploration of the frontiers of cinema.


Avec
Philou
Isabelle Vorle
David Larcher
Françoise Romand
Jean-Pierre Békolo
Marie-Laure Tollet
Aldo Sperber
Olivia Ekelund
José-Maria Berzosa
Rose Romand
Girailh Kapamadjian
Jean-Claude Romand
« Found » footage from
David Larcher
Image et son
Françoise Romand
Montage
Julien Basset
Françoise Romand
Fabio Balducci

Mixage
Carl Goetgheluck
Exposition
Isabelle Vorle
Traduction
Noël Burch
Sous-titrages
Lenny Burger
Patty Hannock
Ce film a obtenu la bourse
« Brouillon d’un rêve »
de la SCAM

http://www.romand.org
Alibi Productions mail : alibifilms@wanadoo.fr
© 2004